Martine aux Emirats

Faucons ESCAPADE ABU DHABI et DUBAÏ Faucons
22 au 27 octobre 2021
(Abu Dhabi veut dire « père de la gazelle »Winking

Voilà exactement 612 jours qu’un petit groupe de caraistes attendaient ce moment… Nous en rêvions et le CARA l’a fait… Quel bonheur de se retrouver à Roissy 2 le 22 octobre au matin pour une destination pleine de surprises : ABU DHABI et DUBAI ! Mais le second bonheur est de retrouver nos chers amis du CARA, famille dont nous avons été privés pendant quasi 2 ans ! On se retrouve (pour ma part, une ancienne collègue qui était volontaire comme moi aux JO d’Albertville de 92) et d’autres que nous ne connaissions pas. Nous sommes 21, dont Danièle (Lacoudrée), qui a eu toutes les peines, donc tous les mérites, pour organiser ce périple lourd en formalités, notamment sanitaires. Nous le vérifierons plus tard…
Après un dernier test PCR inf. à 48 h, il nous faut aller sur un site local des Emirats Arabes Unis (EAU) à partir d’un QR code transmis, charger une application locale qui nous permettra d’être facilement reconnu avec un passe sanitaire pour toute entrée quelle qu’elle soit (resto, musée) avec photo faite à l’arrivée à l’aéroport.
Après 1 h 30 de retard, nous quittons le sol français et arrivons
à ABU DHABI et notre hôtel à 1 h du matin (pour nous, 3 h). Mais avant, il a fallu arpenter «quelques» couloirs pour déboucher sur une salle avec «de petits hommes blancs» masqués, nous attendant avec un petit goupillon très connu. Et hop, nous voilà retestés à l’arrivée ! Comme nous arrivons tard, la chaleur nous laisse un peu de répit. Après une nuit courte, nous pouvons commencer l’aventure après avoir reçu le QR code !
Notre guide, Nabil, marocain et francophone, nous fait connaître ce pays tout neuf : les EAU (formés de 7 états) né le 2/12/71, pour se détacher des colons anglais et gagner son indépendance. Un seul président pour 7 villes et 7 états dirigés par un prince d’une famille royale. La capitale administrative est ABU DHABI, et l’économique est DUBAI, plus connue par le tourisme et le commerce international.
Notre première visite à ABU DHABI est pour le
LOUVRE (créé en 11/17) dont le nom nous est très familier…Ici, pas de Joconde, mais des œuvres prêtées par «notre» Louvre avec des œuvres internationales, car les dirigeants d’ Abu Dhabi souhaitaient faire une destination culturelle et devenir une référence en matière d’art, d’éducation et de culture. Car il faut penser, d’ores et déjà, à «l’après-pétrole»…(1) Pour créer ce 1er musée national, dans le monde arabe, Abu Dhabi a souhaité s’associer au savoir-faire français - « cocorico ». Les œuvres sont nichées dans un bâtiment très moderne -créé par Jean Nouvel - dont le toit, fait d’une sorte de  «treillis» de métal, évoque un coquillage sur la mer.
Nous nous dirigeons ensuite vers le
QSAR AL WATAN, haut lieu de culture et de savoir-faire. Et là, nous sommes saisis par la grandeur et la beauté des lieux. Tout est harmonie de beige, or et les matériaux employés. Le marbre, le bois, le vitrail, nous accueillent dans un déferlement de formes géométriques harmonieuses. Pas un cm2 n’a échappé aux artisans. C’est tellement chargé que cela devient un fondu entre la matière et la couleur qui nous arrachent des cris d’admiration. Des lustres magnifiques descendent du plafond, énormes et étincelants, et c’est une « dégoulinure » de milliers de pierres Szwarovski… (quand on pense au prix de quelques pierres à nos oreilles) .On ne peut rester insensible à tant de beauté, de talents d’artistes. Seuls, quelques vitraux d’un turquoise éclatant viennent trouer cet espace qui nous envahit.
A l’extérieur, nous découvrons ces gratte-ciel qui nous rappellent un peu Manhattan à New-York, mais qui rivalisent de personnalité dans les formes et les couleurs, et ce n’est pas laid du tout. Une tour rose côtoie une bleue, et nous renvoie la lumière du soleil couchant dans un «feu» éclatant. Mais le soleil devient un gros ballon rouge, et nous devons nous diriger vers la baie d’Abu Dhabi pour notre
dîner-croisière. Nous naviguons ainsi pendant 2 h sur le « Royal dock», et glissons au milieu des lumières de la ville tout en partageant un buffet. Quelle journée !
Après un repos bien mérité, nous repartons à « l’attaque » de la ville avec quand même 39 °… Nous franchissons
l’ILE DE YAS où un circuit automobile de 5,8 kms attend le vrombissement des bolides, et la Marina, nous fait découvrir d’immenses yachts…
Le choc que nous ressentons est lié à la propreté et la verdure : ce pays, tout neuf, sorti du désert il y a tout juste 50 ans, est un modèle de propreté. Pas un seul mégot, papier, graffiti sur les murs ! Les palmiers et frangipaniers en fleurs, rivalisent de leur vert éclatant sur du gazon entretenu comme celui d’un golf ! Oui, mais ici, les lois sont appliquées et les amendes tombent vraiment… Voilà le secret… (nous le saurons plus tard, l’irrigation se fait par des tuyaux courant sur le sol, et un arbre mort est aussitôt remplacéWinking.
Nous nous dirigeons ensuite vers un lieu exceptionnel et quasi unique au monde :
l’HOPITAL POUR FAUCONS (le faucon est l’emblème du pays et la fauconnerie est « « le sport des princes » ! Et là, nous entrons dans une salle d’attente, où se tiennent des faucons (dont les yeux sont cachés) perchés, en attendant d’être opérés par un chirurgien ! Et nous assistons en direct à une anesthésie générale pour un faucon qui devait se faire faire une « manucure » pour ses serres abîmées. Quelqu’un du groupe, téméraire, va porter un oiseau perché sur une main gantée, et nous pouvons même assister au festin d’un «patient», fier sur son gant perché, qui aura au menu du jour, une petite caille dodue qu’il engloutit avec avidité. Aucun congelé pour ces chers (le prix peut aller jusqu’à un million d’euros) volatiles, mais que de la viande fraîche. La visite nous est commentée par un émirati qui a fière allure dans son habit traditionnel, très chic, une grande chemise blanche et immaculée qui tombe jusqu’aux pieds, appelée « gandoura ». Sur la tête, il porte un foulard blanc, nommé «goutra» fixé par un turban noir, le «ugal». Le «goutra» le protège du soleil et du vent. (Les femmes, moins gâtées en noir, portent une «abaya» avec un voile noir appelé  «ghera».
Mais ce qui nous attend, est encore une merveille !
la GRANDE MOSQUEE DE SHEIKH ZAYED, l’une des plus grandes et plus belles mosquées du monde, pouvant accueillir plus de 30 000 fidèles, ainsi que les non-musulmans. Et ce serait dommage de la limiter à cette religion. La structure est complètement blanche, tout en marbre, avec 4 minarets de 107 m de haut et 82 dômes de 7 tailles différentes. Les meilleurs artisans du monde ont œuvré à la construction. La France pour sa part, spécialiste en vitrail, a peint sur les colonnes de marbre immaculé des fleurs délicates qui courent le long de tous ces piliers entourés d’une couronne d’or en leur sommet. Le sol, brillant et constamment parcouru par quelqu’un poussant un balai, est incrusté de grandes fleurs et arabesques de marbre.
Eblouis par ce déferlement de talents, nous rentrons à l’hôtel pour nous délivrer des manches longues et foulards -indispensables dans les mosquées- pour affronter
le DESERT ! Et là, ce sont des sensations (très) fortes qui nous attendent ! 5 voitures 4 x 4 à l’entrée de l’hôtel pour gagner un campement de bédouins où nous attend un dîner barbecue au coucher du soleil… Et là, en convoi, les voitures prennent leur élan, gravissent et descendent les dunes en dérapage contrôlé ! C’est notre «Paris-Dakar» !! On redescend, remonte, secoués, penchés à droite à gauche, le pare-brise ensablé dans des cris et des rires. La peur peut s’exorciser sous différentes formes !! Une photo de groupe immortalise les « secoués » à l’arrivée. Mais la surprise continue, car des chameaux nous attendent et à quelques téméraires, nous chevauchons (ou « chameauchons »Winking ces animaux à une bosse qui ont un certain goût pour nous faire plonger en avant… Que de rires en perspective. Et dans la cour, des coussins nous attendent autour de grandes tables basses pour un buffet barbecue pris sous une douce chaleur et un ciel étoilé. Arrêt sur image ! Car cet instant est magique. Cette journée est un pur délice, que dis-je, un pur délire ! Tant de choses différentes, un voyage à elle toute seule !
Puis le 3
e jour, nous partons pour DUBAI (160 kms), 3 millions d’habitants, qui n’était qu’un petit village de pêcheurs, il n’y a que quelques décennies… C’est une débauche d’immeubles gratte-ciel, collés les uns aux autres, rivalisant de formes et de couleurs et cet ensemble est assez remarquable. Mais pourquoi tant d’immeubles ? Vont-ils être remplis ? Et bien oui, apparemment, car les étrangers constituent 75 % de ceux qui travaillent, les Cies aériennes s’installent avec leur personnel, le commerce est roi, et la main d’œuvre vient du monde entier. C’est une ville sans cesse réinventée…
On sent le luxe omniprésent : de nombreux hôtels 4 et 5 étoiles (
Le seul hôtel 7 étoiles au monde, en forme de voile est un délire de technologie et doit être admiré du monde entier !) On croise des Lamborghini, Ferrari, Maserati. Un métro la traverse en serpentant au milieu des tours. Ici pas de grève, ni révolution, sinon on est fiché. Les gens préfèrent s’installer à Dubaï (200 nationalités).
Nous traversons la « creek » avec de petits bateaux pour voir un marchand d’épices et de dattes (un palmier peut donner de 2 à 300 kgs de dattes). Nous faisons un arrêt photo devant le fâmeux hôtel Atlantis, situé près du « palmier » (ensemble de 16 palmes logeant de riches propriétés, prises sur les eaux de golfe).
Nous déjeunons au pied d’une tour, mais avant, Nabil nous organise une petite séance de test PCR, tous alignés dans le bus… Puis nous nous dirigeons vers la plus
GRANDE TOUR du MONDE, BURJ KHALIFA, haute de 808 m ! Bien qu’un peu anxieux, les personnes souffrant de vertige se mettent dans la queue pour aller jusqu’au 124e étage. Cà y est, c’est notre tour, et pour nous rassurer, une projection dans la cabine nous fait oublier que nous montons plus de 120 étages en un peu plus d’une minute et hop ! Presque un km au-dessus du sol ! La vue, à 360° est hallucinante. Les tours s’agglutinent dans un concours de hauteur, les grues, les routes s’entrecroisent et au loin, le désert, avec une seule tour au milieu, et les constructions qui n’en finissent pas… Nous redescendons de notre «perchoir» pour faire un tour dans le DUBAI MALL, le plus grand centre commercial au monde avec 1200 boutiques de luxe, où on retrouve des grandes marques françaises Dior, Louboutin, Cartier… Et à 18 h, au milieu de la Burj Khalifa, et des autres tours illuminées, on assiste à un très beau spectacle de fontaines musical, avec jets à 150 m.
Avant d’attaquer notre 4
e et dernier jour, nous sommes aux aguets pour savoir si le résultat du test est bien arrivé dans notre appli locale ! (pire que les résultats du bac). C’est bon, on peut donc partir pour AL- AïN, à 160 kms dans le désert. Elle est appelée « ville jardin », car paradoxalement, il y fait moins chaud qu’ailleurs, et les émiratis viennent se reposer loin des villes. Celle-ci est située dans les montagnes calcaires de l’Hajjar. Là aussi, la verdure est très présente, et les feux de circulation, richement décorés de noir et or, pourraient très bien être vénitiens…
Nous découvrons l’un des derniers
MARCHES AUX CHAMEAUX, où les propriétaires ont des discussions très animées. Le FORT JAHILI est un bel exemple de l’architecture militaire islamique. Un apéritif d’au revoir nous attend à l’hôtel et nous retrouvons les 3 du groupe qui avaient choisi de passer la journée à l’EXPO UNIVERSELLE DE DUBAI. Que de souvenirs se bousculent !
Le dernier jour commence à 2 h 30, car nous avons quitté le sol émirati à 8 h, mais la tête pleine de couleurs, de senteurs et d’étoiles… Et en un mot, nous sommes les «ROIS DU PETROLE»… !

  • Le pétrole est une vraie richesse : 4 millions barils/jour ! Il appartient à l’Etat et à aucune société privée. La Cie de pétrole s’appelle ACNOC (Abu Dhabi National Oil Company) dont l’emblême est le faucon. Pas de taxes, ni impôts sur les magasins…
Le Sheikh Zayed prend le pouvoir en 1966, et en 5 ans, l’Emirat connaît une métamorphose spectaculaire, passant du XVIIIe au XXe siècle. Chaque famille reçoit des terrains, les services municipaux sont gratuits, etc
On ne devient jamais emirati, sauf par le mariage .…

°°Winking°°

rédigé par Martine HERCOUËT le 3 nov 2021

Notre guide NabilQsar Al Watan3
Louvre Abu DhabiQsar Al Watan2
Qsar Al WatanLa marelle
Qsar Al Watan4IHopital Faucons
Grande Mosquee De Sheikh ZayedGrande Mosquee De Sheikh Zayed2
Grande Mosquee De Sheikh Zayed3IMG_3526
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Al-aïn - PalmeraieDubai depuis Burj KhalifaDubai Mall



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