Vacances et voyages

La Fenadoce de Pelotas 2012

Cocotte qui est amateur de généalogie a retrouvé la trace d'un de ses ancêtres bâtisseur d'édifices publics de la ville de Pelotas au Brésil. Après avoir rencontré des représentants de la ville de Pelotas lors d'un congrès en France, il a continué son voyage après Piffonds vers le Brésil. Voici un message qu'il aura à coeur, je l'espère, de compléter à son retour par un carnet de voyage complet.


Monique et Bernard La Fenadoce de Pelotas.

Bonjour à Tous(tes),

Je devrais dire Bom dia, je vous suis depuis le Brésil à PELOTAS (130 km de l'Uruguay), et je me bat depuis plusieurs jours avec internet pour me connecter.
J'en profite pour remercier Michel et Marie-Hélène pour ce Piffonds 5.
Ici, et ce n'est pas une galéjade, il fait plus froid : 9°Winking et plus de pluie qu'à Piffonds !!, si si c'est possible. C'est l'hiver et il y a 48h à PORTO ALEGRE il y avait quand même 32°. Le Brésiliens sont extras. Encore quelques jours à RIO et retour.
Et une photo pour vous faire rêver :  Avec la Reine, et ses Princesses, de la FENADOCE de PELOTAS (la fête nationale des douceurs, connue dans tout le Brésil). Elle a tenu absolument à poser avec des Français !!

Cordialement à tous(tes)
Bernard (cocotte) & Monique

La reine de la Fenadoce de pelotas 2012


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En mémoire d'un ancien ... devenu comédien

Juste le 24 décembre, Robert a proposé le petit exercice de mémoire suivant :
Quelqu'un se reconnaîtrait-il sur cette photo qui date de 1968, prise au bord du lac proche de Ceillac, peut-être le lac Sainte-Anne, les souvenirs sont un peu lointains. Bien sûr, c'était lors d'un camp du FSE, à Fontgillarde.
Sur la photo, il y a 2 naïades qui doivent s'amuser avec le fils de Mme PARAT, peut-être même que Mme PARAT est l'une d'entre elle. L'eau est manifestement froide ! Je pense que la 3ème naïade pourrait se reconnaître, bien que vue de dos !
Quant au mâle (dominant ?...), il était en classe technique. S'il te plaît, Monique, laisse les mariner un peu !
Au boulot, les souvenirs !...

Camp FSE Ceillac 1968

Monique :
Un indice : je ne suis pas l'une des naïades. D'ailleurs tu avais dit précédemment que cette photo avait été prise en Corse !!
Alors, ta mémoire te joue-t-elle des tours ?

Robert :
Nan, nan, pas possible ! les photos corses étaient en noir et blanc ! Ce n'est que plus tard que je suis passé à la couleur...
J'ai peut-être fait des mélanges de photos, et peut-être aussi des erreurs... Toujours est-il que cette photo n'est pas corse. Je suis affirmatif. Et il est sûr que le jeune homme sur la photo n'était pas en Corse car il a dû arriver au lycée après le séjour en Corse. Et à son propos, ma mémoire ne me joue aucun tour, affirmatif de passerelle (un ex-marin!)
Et il est vrai que tu n'es pas l'une de ces naïades, mais tu aurais pu l'être : Peut-être que l'idée de mettre un bout de pied dans l'eau froide de ce petit lac de montagne ne t'as pas vraiment tenté. Par contre l'élément masculin, lui, a plongé dedans !

Monique :
J'infirme le fait que l'apollon soit arrivé au Lycée après la Corse. Je pense que le séjour en Corse a eu lieu soit avant 1965, soit après mon départ. Or, j'ai cessé de fréquenter le lycée en qualité d'élève en 1966. Et autant qu'en emporte le vent de la mémoire, j'ai fait deux camps. Le premier à Fontgillarde et le second avec l'escapade d'Avignon où l'on campait à Montfavet et où je me goinfrais de lait fraise en "empruntant à titre définitif" les très longues cuillères. Cela dit il est effectivement possible qu'il s'agisse de Ceillac, mais cela ne m'évoque aucun souvenir. J'avais fait un malaise lors de la randonnée pour aller à Ceillac ou j'avais eu un lumbago qui m'avait cloué au Coin. Donc normal que je n'ai eu aucun souvenir. Donc cette photo date d'avant 1968. Jean Benoît le fils de Mme PARAT ne me semble pas très grand or il est né en 1961 comme OBAMA, c'est sa mère qui me l'a confirmé lors du cinquantenaire du Lycée. Et sur la photo il avait au maximum 4 ans. Dur de se souvenir .....
Dis donc, c'est sans doute à cause du réveillon et de l'ouverture des huîtres, mais les réponses ne fusent pas. Il va falloir que tu les mettes sur la piste. Allez messieurs, au travail pour l'ouverture des petites bêtes, la découpe de la viande ou de la volaille et le service de verres.

Puis le 25 décembre :
Opération spéléo : J'ai retrouvé des diapos. Avignon et Embrun = 1967 Ceillac = 1967 (donc j'y étais puisque j'ai une photo de la Chapelle). J'ai la même année une photo du Lac Blanc qui est peut-être celui où tu as photographié qui ils ne savent pas, mais que nous savons. Encore qu'il faut avoir la mémoire des faits pour reconnaître le mystérieux inconnu.
Voilà avec preuves à l'appui parce que du côté mémoire c'est, pour ma part, un zéro pointé. Mais que veux tu le DD est tellement plein qu'il a fallu faire de la place ....
Pour l'instant, je ne peux envoyer de photos car je n'ai pas de scanner de diapos, enfin pas encore. Bientôt peut être, je ne sais.

Robert :
Autant pour moi, pour la date de la photo, j'ai pas dû me relire et j'ai tapé trop vite: 1966 est plus proche de la réalité, Monique. Méa culpa...
Confirmation: La photo du lac et l'escapade à Avignon sont de la même année. Le séjour en Corse est antérieur (1965).
Donc cette année là (1966) le camp du FSE s'est déroulé en 3 temps :

  • 1ère semaine à Fontgillarde
  • 2ème semaine à faire de la voile sur le lac de Serre-Ponçon, à Embrun.
  • et 3ème semaine à Avignon, au Festival : est-ce là que notre Apollon aurait contracté son virus ?
Une de nos naïades, qui n'est pas Monique, me semble déjà intégrée au groupe : Elle pourrait se reconnaitre, même de dos !

Christine le 27 décembre :
Je n’ai pas réagi jusqu’à présent car la fameuse photo semblait attribuée à l’année 1968, et j’avais quitté le lycée en 1966, comme Monique. Mais si l’on se met à parler du camp de Fongillarde de 1966, là j’interviens car j’y étais… !
En effet, première semaine à Fongillarde…
Deuxième semaine à Embrun, voile sur « caravelle » sur le lac de Serre-ponçon, brevet de barreur à la clé !!! (je crois l’avoir encore !)
Troisième semaine au Festival d’Avignon, où j’ai souvenir d’avoir siroté une limonade à la terrasse d’un troquet à côté de Jean-pierre CASSEL !! Ca, ça ne laisse pas d’autre trace qu’un souvenir bien impalpable ...
 
Il faut absolument que je recherche dans mes photos… Peut-être retrouverais-je de nouvelles richesses pour alimenter celles du camp...
En tous cas, je ne suis pas l’une des deux naïades qui balancent Jean-Benoît Parat, je crois reconnaître celle de droite mais ne me souviens plus de son nom… et je ne me reconnais pas non plus comme étant celle qui regarde la scène… mais je peux me tromper !
 A bientôt, après mes recherches…

Jean-Paul :
Il me semble que le déroulement du camp soit correct. J'ai passé aussi mon brevet de barreur !

Monique
:
Je crains que notre jeu surprise ne s'arrête là, car une nouvelle terrible vient d'être diffusée par la radio à l'instant : la mort de Bernard-Pierre Donnadieu à l'âge de 61 ans des suites d'un cancer !
Or, vous l'aurez peut être compris, c'était notre invité mystère sur la photo de Robert.
Je me souviens qu'à cette époque il ne se faisait appeler que Bernard et c'est au fil de sa carrière qu'il a accolé son second prénom. Bien jeune pour quitter ce monde.
A Robert de vous révéler le nom des naïades qui essaient de noyer Jean-Benoît.
Désolée d'être au lendemain et à la veille de ces fêtes porteuse de mauvaises nouvelles. Bonne journée à tous, et que chacun profite du moment présent, ce type d'événement étant là régulièrement pour nous le rappeler.

Bernard-Pierre Donnadieu 2008

Bernard-Pierre Donnadieu en 2008

Robert :
C'est avec tristesse que je viens d'apprendre le décès de notre Appolon de la photo. Il est décédé ce matin à Versailles des suites d'un cancer. C'était lui qui était sur la photo, au bord du lac.
Et je penses bien que Christine est aussi sur la photo.
Bernard-Pierre nous a donc quitté aujourd'hui, mais les souvenirs des moments passés avec lui au lycée, au camp de Fontgillarde, sur une caravelle au lac à Embrun, au Festival d'Avignon, au baraquement Nord ou il avait commencé à forger ses futures armes de comédien, resteront impérissables dans ma mémoire...


Christine
:
Nous étions deux à l’avoir obtenu ce petit brevet, c’est donc toi le deuxième, Jean-Paul !….
Mais il y a erreur…..  Je viens de retrouver un album et quelques photos…. Et le brevet de barreur (une relique) ! Nous sommes allés à Fontgillarde en 1966 et 1967… J’ai une photo de 1966 au sommet du Pain de Sucre sur laquelle tu te trouves, mais mon brevet est daté de 1967… et j’ai une photo de la caravelle de stage avec Robert… Sommes-nous allés deux années de suite au Festival d’Avignon ? Je n’ai pas de repère pour m’en souvenir.
Pendant que j’y suis, j’ai aussi retrouvé des photos d’un séjour de neige (mes débuts à ski) au chalet du Coin – Pâques 1967. Je les scannerais également, et vous me direz si ça « parle » à quelques-uns d’entre vous ???

Jean-Paul à propos du Festival d'Avignon :
Une lumière, nous étions dans la cour centrale et assistions à un ballet de Béjard.

Monique :
En
1966, le Festival d'Avignon s'ouvre à la danse et invite Maurice Béjart et son Ballet du XXe siècle à se produire dans la cour d'honneur du Palais des Papes. Voici les informations trouvées sur Wikipédia.

NOUS Y ETIONS !

Il y fut dansé le Boléro de Ravel et j'ose espérer que c'est ce que nous avons vu. Compte tenu du grand souvenir que j'ai de ce spectacle qui m'a beaucoup marquée, je pense qu'il s'agit effectivement du boléro devenu si célèbre par la suite. Nous allions aussi l'après midi au Cloître des Carmes ou des Célestins, peut être les deux puisque nous avons "dévoré" la culture à pleines dents.

Christine :
Mes essais de scan ont été laborieux... Mais en voici les résultats.
Les photos du Pain de sucre et du Lac d’Embrun sont de 1966, celles du stage de voile sont de 1967.
Comme j’avais pris soin de dater les photos à l’époque, j’ai pu constater que nous sommes allés à Embrun en 1966 et en 1967. Par conséquent, nous sommes aussi allés au Festival d’Avignon ces deux années-là.
Mais je me souviens particulièrement du Ballet de Béjard de 1966 semble-t-il… C’est tout pour aujourd’hui.

Robert Rouffineau betty_boop06 Monique Dechambre

Barregat-Vallé Christine2010 Christine Vallé (Barrégat) HappeJeanPaul2009 Jean-Paul Happe




Pain de Sucre 1966- C. Vallé Lac d'Embrun 1966-C.Vallé Stage de voile à Serre-Ponçon 1967
Pain de Sucre et Lac d'Embrun 1966 et Stage de voile à Serre-Ponçon en 1967


Dernièrement (03/2011), Georges Dupuy nous a fait parvenir ce lien sur un article paru dans l'Hérault :
http://www.herault.fr/2011/02/02/commune-d-olargues-se-souvient-de-bernard-pierre-donnadieu-8957


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Chateaux de la Loire

Voyage de fin d’année TES + TM1 - 3 et 4 Juin 1966


Azay-le-Rideau : Françoise Dupuis, Maryse Alméras, Martine Gamelin, Gérard Bellot, Nicole Lelièvre, Martine Vaissier, Françoise Marie - debout : Gilles Gueugnot et M. France Laurent.


Petit déjeuner à Chambord : G. Bellot, N. Lelièvre, C. Rauch, M. Gamelin, M. Vaissier et F. Marie.


Restaurant à Monts : G. Gueugnot, M. Gamelin, Rémi Masingue, Christine Barrégat, Monique Dechambre, C. Rauch, G. Bellot - de dos - et N. Lelièvre, au 1er plan Gilles Gauthier (le seul garçon de notre classe de TES !)


Dégustation : Claudine Rauch, Françoise Dusouil, Rémy Masingue, Christine Barrégat, Monique Dechambre et Martine Gamelin.


Restaurant à Monts : J. Paul Pluet prof. de philo et autre prof ??
Monique Gibelin(?) et Françoise Dusouil.

Martine Hercouët (Gamelin).


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Encore des vacances.

Les souvenirs de Robert.

En 1965, je crois bien que le camp s'est fait en Corse. Nous avions fait un séjour de 3 semaines, dans 3 lieux différents :
1ère semaine : vallée de la Restonica, au dessus de Corté où une équipe (dont je faisais partie) a fait une randonnée prévue de 2 jours, mais comme la carte d'état-major que nous possédions était très vieille, on a trouvé le moyen de se perdre. Résultat, on a passé une nuit supplémentaire à la belle étoile dans la montagne Corse, et on n'avait plus rien à manger. Heureusement un berger nous a fait gouter ses beignets au fromage et nous a vendu du fromage corse. Il nous restait du pain, ce fut notre repas du soir. Nous sommes rentrés tranquillement au camp le lendemain matin, mais avec la faim au ventre. En bas, il commençaient à s'affoler...
2ème semaine : à Palmento, au dessus de L'Ile Rousse,
Dernière semaine : à Argentella, sur la commune de Galéria : seule occupation, la plage, et un concours de repas,remporté haut la main par notre équipe (recette de poulet à la basquaise, la base étant le poulet). Il me semble que c'est là que j'ai le souvenir le plus précis de Jean-Paul Happe.



L'année suivante, en 1966, tout le camp s'est déroulé à Fontgillarde, avec les grands ballades vers le Pain de Sucre, l'Italie (Chianale) et le Pic de Roquebrune, le lac vers Ceillac.

En
1967, nous avons dû faire 1 semaine Fongillarde, une semaine à faire de la voile sur le lac d'Embrun, vers Savines et la dernière semaine au Festival d'Avignon.
Et une anecdote concernant le chalet: il y en a un ou une qui a retrouvé un jour son lit dans un arbre (il y en avait peu à côté du chalet)...

Robert Rouffineau





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Rude vie de montagnard

Quand les crêpes nous jouent des tours.

Nous en étions à la fin de la deuxième semaine de camp, et une randonnée de 3 jours était programmée en montagne, avec comme objectif principal d’atteindre la Font Sancte, un pic à plus de 3000 m.
La veille au soir, Georges (Guillemin) avait préparé des crêpes à la bière pour tout le monde. Moi, Jean-Paul, je n’en n’avais jamais mangé de telle sorte. Ma maman n’en faisait qu’avec du lait, de la farine et des œufs. Mmmmm ! Qu’elles étaient bonnes ces crêpes à la bière !!!!
Mais au beau milieu de la nuit, mes intestins se mirent à manifester jusqu’à m’empêcher de dormir. Puis sur le petit matin, ce fut une explosion, si je puis m’exprimer ainsi ! Une première fois, en courant, je réussis à atteindre l’emplacement qui nous servait de ouatères. Ouf ! Quel soulagement ! Une seconde envie pressante me prit, et là, je ne suis arrivé qu’à mi chemin de nos ouaoua ! Deuxième soulagement ! La troisième alerte me prit complètement de court, et j’eus à peine le temps de sortir de la tente avant un débordement de soulagement…en un mot comme en cent, j’avais chopé la … c’est un mot qui commence par chi… et qui finit par …asse. Me voilà propre ! Enfin, pas tout de suite, mais juste après m’être lavé dans le torrent à 6 °C afin de tenter d’être opérationnel pour le départ, une heure plus tard.



Mon petit déjeuner, qui consistait à ingurgiter un demi litre de lait fut réduit à une demi tablette de chocolat noir…il paraît que ça resserre !! Mais comme on ne laisse rien perdre, j’ai rempli ma gourde métallique (qui me restait de mon passage chez les scouts) du bon lait frais que nous allions chercher à la ferme. A cette époque là, c’était encore possible, du bon lait entier plein de crème mmmm! Le détail aura son importance plus tard.
L’heure du départ sonna et nous nous mîmes en route par le chemin qui longeait le torrent en le remontant. Je marchais en tête avec quelque autres quand j'aperçus une famille de petit mammifères qui s’ébrouait devant nous. Sans plus réfléchir, je bondis et réussis à capturer deux spécimens de ces quadrupèdes, un dans chaque main. Seules leurs têtes dépassaient de mes mains refermées. Ces bestioles étant extrêmement souples et possédant des dents très aiguisées parvinrent chacune de leur coté à me mordre sur toute la périphérie des colliers de chair constitués par mes mains. La douleur me fit lâcher ces boules de poils beaucoup plus vite que je ne les avais attrapées. Hormis le sang qui perlait de mes blessures, la surprise fut qu’une odeur très forte et persistante m’imprégnait les mains. Devinez ce que je venais de relâcher…des putois. Cela, je m’en suis rendu compte pendant toute la durée de la randonnée, car même en se lavant les mains à chaque cours d’eau rencontré, la puanteur a persisté.
Mais revenons aux suites de mes problèmes de tuyauteries en nous projetant 24 heures plus tard. Nous étions au pied de la Font Sancte, nous préparant à prendre notre collation de la mi journée. Comme j’avais soif, je décidais de me désaltérer à ma gourde pleine de lait, pendue à ma ceinture depuis la veille, et ballottant au gré de notre marche. Je dévisse donc le bouchon et porte le récipient à ma bouche…mais, ça ne sort pas bien ! Il y a un bouchon ! M… flute alors ! Comme c’est bizarre ! J’investigue promptement, et me rends compte que le bouchon en question n’est autre que du beurre, oui, vous avez bien lu, du beurre ! Ce jour là, pour mes sandwiches du midi, je fus le seul à avoir eu des tartines beurrées !
Voilà deux des anecdotes que j’ai en mémoire comme si je les avais vécues hier, 46 années après…

Mais le voyage ne s’est pas terminé là. Je pourrais parler de nos descentes dans les pierriers instables, de nos nuits à la belle étoile, du mémorable orage que nous avons subi en passant un col à plus de 2500 m, de notre passage à Château Queyras…

Jean-Paul Dupuis.





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Vacances en Queyras

Fontgillarde et le chalet du Coin - Près de Molines

Le lycée Robert Doisneau (notre LTE) possède par l'intermédiaire du FSE (Foyer Socio-Éducatif) un chalet situé au hameau du Coin sur la commune de Molines (alt. 2025 m) dans la région du Queyras (Hautes Alpes), qui accueille des séjours de classes à la montagne. Mais quelle est son origine ?
Georges Guillemin, 'le surgé', organise le premier camp de vacances pour les élèves du lycée pendant l'été 1962 pour y pratiquer escalade et randonnées. Le campement en toile de tente s'installera en juillet et août sur les bords du torrent, l'Aigue Agnelle, en amont de Fontgillarde autre hameau de Molines avec un groupe d'une trentaine de garçons.
Il en sera de même l'été 1963 toujours au bord du torrent, et le premier groupe de filles s'installera dans une grange au hameau du Coin. Des privilégiées, car pour les garçons toilette et vaisselle se faisaient dans l'eau glaciale du torrent !
Les moniteurs étaient les pions du lycée ainsi que des élèves plus âgés. Georges Guillemin et sa famille assuraient le ravitaillement en vivres et nous étions en totale autonomie pour la cuisine. Ce qui n'était pas triste.

En 1964 une ancienne ferme ayant été acquise au hameau du Coin, les premiers volontaires élèves du lycée viendront passer leurs vacances à rénover le bâtiment pendant plusieurs années en vue de le rendre habitable et cette bergerie sera transformée en superbe chalet.

Bernard Lacotte.




Je me souviens de ma première journée à Fontgillarde.

Nous venons d’arriver le matin même à Fontgillarde, aussi Georges Guillemin nous donne "quartier libre" en cet après-midi ensoleillé.
Un groupe se forme alors (sans son avis) pour aller escalader la petite montagne en face faisant-partie de notre si beau décor. Ce qui paraît une petite ballade s'avère en fait, très rapidement, une virée d'envergure. Le temps passe, la nature est belle, le temps passe vite et le ciel s’assombrit. Le danger, connais pas !
Les gars ne s'aperçoivent pas des signes que leurs font les copains restés en bas. Non, il ne s'agit pas d'encouragements, mais plutôt d'un ordre immédiat de rebrousser chemin et en particulier de la part de Georges. Le groupe ne s'en rend pas compte et content que l'on puisse l'observer retourne des signes de joie. Une marmotte par-ci, un edelweiss par-là, quel plaisir..
Au fait, il faut rentrer ! Eh-oui, en bas, le comité d'accueil est là, Georges en tête. Une dispute pour chacun des contrevenants, un choc mémorable et j'en passe... Au fait… j'étais de ce groupe !



La ballade des gens heureux.

Je me souviens d’un bivouac sur 2 jours, une longue marche vers le "Pain de Sucre" d'environ 20 km dont le but était d’observer le lever de soleil… la ballade des gens heureux.

Une veillée à laquelle nous avions convié les gens du petit village local. Nous voici, d’un coup, improvisés acteurs ou saltimbanques ! Nous avions passé la nuit à la belle étoile blottis confortablement dans nos sacs de couchage autour d’un feu de camp dont la combustion était assurée par le tour de garde de chacun.
Au retour, nous étions exténués de porter notre paquetage ! Nous avions eu l'occasion d'assister au championnat de France de hors-bord sur le lac de Serre-Ponçon ainsi que de faire une courte escapade à Turin. Je me souviens de ce retour en car et d’un match de foot improvisé contre de jeunes italiens avant de refranchir la frontière.
C'est là que j'ai “découvert” en Georges Guillemin “le Surgé”, un homme très humain et ô combien sympathique.

Daniel Chagnot.





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